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Tête de Lune

*1997*

11 Janvier 2010 , Rédigé par Tête de Lune Publié dans #Humeur à l'Amour...

Juillet-Décembre 1997.

6 mois, encore 40.

 

 

1997Automne

 


"On est pas sérieux quand on a 17 ans"...

Et pas beaucoup plus à 20 finalement...

 



Merci.


4 juillet.
La sangria, de vagues souvenirs de tête qui tourne…
Merci d’être venu dehors..

 Merci pour ce mois de juillet magique,
  soirées à Gayant,
Scream à l’odeur d’Aqua di Gio,
puis celle de la Despé à la framboise.
les mouches carrées,
 la couleur verte de la chambre,
et celle magique des premiers frissons.
 
Se découvrir,
 aider ta mère à ranger les courses
 le jour où tu m’as dit pour la première fois...
 je t’aime,
...non mais moi plus, non, c’est moi..
17 et 20 ans..
 
 Le soleil d’été,
les rendez vous en ville,
les 4, 5 et 6 heures au téléphone juste à s’écouter respirer,
aux sons de 666.667 et « the Ghost of Tom Joad ».
Voir le jour se lever dans ta cabine téléphonique,
boulevard Jeanne d'Arc.
 
Journée à Lille,
où on n’avait pas encore de chambre,
Lille III,
ce midi là au Leffe,
« and I want to tell you so much… I love you.. »
 
Aller chercher ma cousine à la gare,
Rencontre avec Florian,
 un soir de carbos dans le jardin de tes parents.
Aller chez H et regarder « Le nom de la rose »
 
Nous deux, et les autres on s'en fout..
 
Août.
Mes chaussures de parisienne,
ton 501 et ta chemise jaune,
 les parties de Ligretto,
le cœur qui accelère de te savoir bientôt là..

 Venu à l’avance en vélo.

 Mauvaises sensations,
Départ imminent.
  A Lille.
 
 Quelques jours chez L,
 soirées avec ta sœur,
la glace à la cerise,
JL qui amène les croissants, « En passant ».


Septembre.
Départ houleux du nid,
état des lieux,
rue Brûle Maison,
 nouvelle étape.
et tu perds les chèques à la gare.

 Faire l’amour partout,
Afficher Charlie à la fenêtre,
 Fermer les volets dès qu’on y est à deux,
aller faire le test VIH.
Me réveiller à côté de toi en te serrant
pour vérifier que je ne rêve pas.
 
Soirées à guetter le bruit de la clé dans la serrure,
 le maïs bouilli, les kinder,
écouter la radio.
"Candle in the wind", Aurevoir la Princesse,
"Russians", "Tout était dit",
 "Sache que je",
et surtout, "Where the wild roses grow"
 
La lettre avec les clés dans mon sac.
Nick Cave et Kylie en boucle.
Les mots laissés sur la table,
 Magasine Studio, Nicolas Cage dans Volte Face,
Dessiner les images de Charlie,
 Attendre à la fenêtre que tu apparaisses,
le thé avec Marie.
Non loin de là, rue Ducourouble.
 
Paroles de chanson traduites,
 en te regardant t’éloigner avec Flo vers la rue Meurein,
odeur d’Air Wick à la vanille
et liquide vaisselle à la pomme,
comme les B.A.

 
Octobre.
Les roses de nos trois mois
et les pains au chocolat par surprise.
Anniversaire de Flo chez tes parents,
 Rentrée glacée à Valenciennes,
 à passer plus de temps à la cabine téléphonique qu’en cours,
venir me chercher à Lille Flandres le vendredi,
Radiohead et Texas,
ma nouvelle jupe et mon pull Schott,
l’odeur de Minotaure.
 
 Balayer par terre et mettre les poussières dehors,
prendre des douches à deux,
solide tablette de salle de bain,
 et Flo qui  mange tout le chocolat..

Les soirées seule avec lui,
si petit, adorable
et pourtant source de souffrance sourde et continue.

Novembre
.
Dessins animés dans le lit avec un vrai chocolat chaud,
Despé et clafoutis à la cerise en abondance,
Matelas d’une personne pour nous deux,
  crêpes surgelées dans une casserole.
  Superbe engueulade et réconciliation merveilleuse.
Aller chercher Flo à l’école et revenir en bus,
laver l’appart en rentrant le vendredi soir pendant ton service
en regardant la télé si elle daignait fonctionner.
Comme ce soir de « Ballet for life ».


Décembre.
Surprise de revenir de Valenciennes,

 juste pour passer la nuit contre toi.
  aller faire les courses pour le réveillon,
à deux, juste nous deux et des bougies.
 
Toute cette période magique,
de découverte de plaisirs et sensations inconnues,
bonheur pur,
pour les 6 premiers mois merveilleux,
une dernière fois, merci...

 

 

-Janvier 1998-

 

 

 

 Deux

 

 

Nick Cave & Kylie Minogue
"Where the Wild Roses Grow"
They call me The Wild Rose
But my name was Elisa Day
Why they call me it I do not know
For my name was Elisa Day

From the first day I saw her I knew she was the one
As she stared in my eyes and smiled
For her lips were the colour of the roses
That grew down the river, all bloody and wild

When he knocked on my door and entered the room
My trembling subsided in his sure embrace
He would be my first man, and with a careful hand
He wiped at the tears that ran down my face
 
On the second day I brought her a flower
She was more beautiful than any woman I'd seen
I said, "Do you know where the wild roses grow
So sweet and scarlet and free?"

On the second day he came with a single red rose
He said: "Will you give me your loss and your sorrow?"
I nodded my head, as I lay on the bed
"If I show you the roses will you follow?"

On the third day he took me to the river
He showed me the roses and we kissed
And the last thing I heard was a muttered word
As he knelt above me with a rock in his fist

On the last day I took her where the wild roses grow
And she lay on the bank, the wind light as a thief
As I kissed her goodbye, I said, "All beauty must die"
And lent down and planted a rose between her teeth


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